L’évolution de la peinture européenne entre les Primitifs Italiens et les grands peintres de la Renaissance : de l’omniprésence de Dieu à la maîtrise de la terre par l’intelligence de l’homme

 

Comment les peintres ont d’abord magnifié des images de Dieu et des Saints et cherché à améliorer les représentations physiques du Monde réel. Ils ont ainsi progressivement introduit dans leur peinture de l’intelligence humaine, des « lumières » moins religieuses et plus techniques et sensuelles (da Vinci, Michel Ange…). Une sorte de peinture laïque, civile. Les passeurs ont été des « transformateurs » comme El Greco, comme aussi les « perfectionnistes » Bourguignons (Van Eyck et Van des Weyden plus attentifs à la réalité matérielle des objets qu’au souffle de Dieu). Nous connaissons bien la plupart d’entre eux, mais cette mise en perspective qui conduira assez rapidement vers la peinture moderne dénuée de tout artifice religieux. Ce cheminement est intéressant comme une référence aux racines de la modernité (que n’ont pas connus les peintres asiatiques issus d’une autre tradition que nous avons vu récemment ensemble).

2 séances de 2 heures.

 

 La « lumière » dans la peinture 

 

L’histoire de la peinture insiste sur l’opposition entre les « dessinateurs » et les « coloristes ». Par exemple entre Poussin, Ingres les maîtres du trait et Watteau, Le Lorrain composant l’espace avec des dégradés de couleurs délicatement posées.  Entre Picasso et Bonnard plus récemment.

Une autre façon de balayer l’histoire de la peinture est de positionner les peintres par rapport à la « lumière ». La lumière n’est pas forcément nécessaire dans les tableaux. La peinture japonaise s’en affranchit. Pour d’autres, elle est une convention la lumière venant toujours du haut à gauche, cette convention s’imposant à presque tous.

Beaucoup de peintres, même à l’intérieur d’un même mouvement de peinture, ont choisi et développé d’autres « systèmes » que l’on peut explorer en recherchant comment chez ceux-ci la lumière vient de l’intérieur et ce qu’elle signifie.

Cette « autre lecture », plus intuitive se rattache à des critiques d’art comme Elie Faure, Olivier Céna… Certains y voient une peinture plus féminine, plus réaliste à l’opposition des approches expressionnistes, Cubistes, décoratives… qui se sont construites comme des peinture savantes, intelligentes, donnant à voir et à comprendre les formes et les messages. C’est souvent une peinture « provinciale », localiste que les pays du Nord et de l’Est valorisent en en remplissant leurs musées.  Turner et le peintres anglais du VIII, Hopper, les peintres de Barbizon, Valadon, Hammershoï… Ces réalistes ne sont pas des « reproducteurs de photos, mais racontent une histoire, la leur et la nôtre. La dimension littéraire de leurs œuvres est aussi présente. Ceci correspond à une nouvelle « commande » des acheteurs, des musées et du public.

A cette nouvelle commande, il nous faut recaler le curseur de la qualité… L’intervention recherche des pistes en reliant ces courants et notre pensée du monde…

 2 séances de 2 heures.